Le film du dimanche soir: The Wild Witness
Cie Annibal et ses Elephants - Sortie d'Usine

 répétition générale publique


A ses débuts, le cinéma n’était qu’une attraction foraine, où le public se pressait, en famille, les dimanches et jours de fêtes.

Devant l’engouement pour ce nouveau mode d’expression, l’industrie s’en empare. Méliès, Pathé, Gaumont deviennent les principaux fournisseurs des forains.
Ils participent à son essor bien avant que cet «art mineur de divertissement, rejeton illégitime du théâtre»  devienne le Septième Art.
En vingt années à peine, le cinéma s’impose comme une des formes de spectacle les plus populaires.
Puis les progrès techniques et industriels vident les baraques foraines, et le cinématographe s’installe dans des salles prévues à cet effet, avant de s’inviter bientôt à domicile, en format réduit, certes, mais directement dans le cadre familial. La télévision est née, et bientôt, l’ORTF.

C’est alors le dimanche soir, devant l’unique film de la semaine, que la réunion de famille se pratique. Western, péplum, polars, film de cape et d’épée, de guerre, de flibustiers, d’aventures exotiques, comédies burlesques, fantastiques ou de science-fiction se succèdent avec le même succès, l’audience grandit au fur et à mesure dont les foyers s’équipent en téléviseurs.
Nous sommes bien loin des féeries de Méliès, de la poésie de Chaplin, du charme désuet de Tarzan, ou du lyrisme des Enfants du Paradis.

Parallèlement, le libéralisme progresse également, les chaînes deviennent privées, leur nombre augmente à l’infini, et les finalités artistiques du film populaire du dimanche soir s’amincissent et il devient avant tout un support où intercaler des pages de publicité.

C’est pourquoi aujourd’hui, la Famille Annibal, consciente de sa mission, qui est d’apporter la Culture Populaire dans les territoires qui en sont privés, installe à nouveau sa baraque foraine afin de rendre aux spectateurs Le Film du Dimanche Soir.

Comme dans leur première baraque de cinéma forain créée en 1920, la famille Annibal projette de façon archaïque un film muet dont elle réalise en direct la bande-son : dialogues, musique, bruitages… Neuf intermèdes théâtraux interpellent le spectateur sur la projection en cours, le cinéma redevient vivant, ludique, pédagogique, burlesque et émouvant !

Ce spectacle est présenté à la Halle à l'issue d'une résidence de création de 2 semaines (du 18 avril au 5 mai) qui leur aura permis de le finaliser.Cette résidence est organisée par le Cadhame, en partenariat avec Moselle Arts Vivants.
 

 

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  • 29.04.2011 / 18h30 (durée : 1h30)
    Le film du dimanche soir: The Wild Witness
    Cie Annibal et ses Elephants - Sortie d'Usine
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