Samedi 17 octobre, la Halle Verrière de Meisenthal a connu l’un des évènements musicaux les plus importants de son histoire. L’association Eurêka – qui fêtera ses 30 ans en 2010, avec près de 440 groupes programmés – avait concocté une affiche décidément très fédératrice : Alex Toucourt, un jeune lorrain plein d’humour et de talent qui venait pour la troisième fois à la Halle grâce au coup de cœur des programmateurs et du public, Pep’s, qui a été propulsé sur le devant de la scène cette année avec une nomination aux Victoires de la Musique, un disque d’or, et a tourné sur pratiquement tous les festivals de l’été, et enfin Sinsemilia, le groupe de reggae français qu’on ne présente plus, tant ils ont imprimé leur marque dans la culture des adolescents d’hier et d’aujourd’hui.
Ce plateau coloré, dominé par la chanson et le reggae, a attiré un public des plus variés, où les plus jeunes sont venus accompagnés de leurs parents – à moins que ce ne soit le contraire – et où des fans inconditionnels, parfois venus de très loin, s’arrachaient affiches et dédicaces. Dès 19h, la file d’attente devant les portes laissait augurer d’une soirée réussie.
C’est au régional Alex Toucourt qu’a incombé la tâche de monter sur scène en premier, face à plus de 2200 personnes. Mais l’artiste, très à l’aise dans son univers orangé et seventies, n’a cessé de plaisanter avec les spectateurs qui ont adhéré sans délai et ont repris en chœur des refrains que la plupart découvraient ce soir-là.
Le très attendu Pep’s a pris le relais vers 21h30, avec une entrée en scène spectaculaire. L’introduction musicale laissait entendre les multiples influences de cet artiste qui mêle des textes poétiques à des rythmiques rock, groove, et même du didgeridoo. Le jeune grenoblois s’est montré généreux avec le public, qui n’a pas manqué de scander un rappel pour entendre le fameux titre Liberta.
Enfin, Sinsemilia a mis le feu à la salle ! Depuis presque 20 ans, le groupe a su imposer un style de reggae à la fois festif et engagé. C’est dans cette lignée purement sinsemilienne que se situe leur album En quête de sens sorti en janvier 2009,et bien sûr aussi le tube Tout le bonheur du monde qui date de 2004. Ce dernier a d’ailleurs été joué fort à propos après qu’un spectateur a demandé sa fiancée en mariage sur scène.
Après une telle soirée, la foule ne s’est dispersée que doucement, la plupart restant sur place pour échanger des commentaires, un sourire aux lèvres et un verre à la main. Les organisateurs et les nombreux bénévoles, fort satisfaits, ont puisé dans ce 21ème Rock à l’Usine un surplus d’énergie pour que l’histoire continue.
Merci à Valery Klein, Martin Seiler, Jérome Dorkel et Yvan Isnard pour les photos qui figurent sur cette page !
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